Etre parent. Ou presque.

Brunilda-Muflurine est une de mes élèves de 4ème.

Ou de 3ème, chai plus très bien. J’ai un peu du mal à la situer.

Rassurez-vous, elle me retourne le compliment, puisqu’en presque 15 jours de classe, elle n’a réussi à trouver que 2 fois le chemin de ma salle.

Laquelle se situe en face de l’entrée du collège, hein.

Après avoir envisagé d’investir dans un panneau indicateur format maxi avec paillettes et petite musique d’ambiance (genre scène de la douche, dans Psychose), j’ai finalement opté pour petite rencontre amicale avec Mme Muflurine.

Moralité ? Ne jamais, je dis bien, JAMAIS, frustrer la princesse qui sommeille en nous.

T’as envie de paillettes ?

Tu fais péter les paillettes, ma fille.

T’ajoute même les guirlandes clignotantes et les strass.

Tout, plutôt que d’entendre une génitrice de gnou lâcher avec véhémence :

“Nan, mais vous comprenez, “Tu dois aller à l’école”, ça va bien 5 minutes ! Ca me fatigue de lui répéter ça ! J’lui ai dit une fois ou deux et si elle comprend pas qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse? Franchement, j’vais pas m’épuiser, hein !”

Rhooo… Non, madame, surtout pas ! D’autant que l’épuisement, c’est contagieux. Quand j’ai raccompagné cette mère poule à l’entrée, j’en baillais. Je ne devrais pas me débattre autant pour que les élèves bossent/apportent leurs affaires/écoutent/soient à l’heure, j’vais finir par faire une couvade !

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2 commentaires pour Etre parent. Ou presque.

  1. Bidulette dit :

    Ah, mais oui, aussi, vous en demandez beaucoup ! Déjà qu’on a fait l’effort de faire des mouflets, faudrait quand même pas nous demander en plus de les élever, hein…
    Parole de maman… qui compte bien « forcer » les siens à aller à l’école tous les jours encore des années ! (j’ai de la marge, le plus grand n’est qu’en CE2)

    Ce qui est terrible, c’est qu’on ne sait plus vraiment qui peut aider des parents démissionnaires comme ça. Des services sociaux ? Probablement débordés. Et il faut aussi que les parents manifestent une petite envie de faire bouger les choses de leur côté.

  2. Anne dit :

    J’en ai une comme ça… Qui colle à l’école sa petite de 2 ans (oui, 2 ans! Un bébé!) sauf les jours où elle ne se réveille pas. Elle n’est vraiment dans les clou que quand l’aide familiale (elle a de l’aide, elle, qui ne travaille pas. De l’aide gratuite, pour assumer ses enfants) est là. Le grand à manqué un tiers du temps scolaire depuis deux ans qu’il est scolarisé… C’est dire que l’aide est efficace.

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