Retour en France (avant un retour définitif en classe…)

Il faut le dire, Miss Scoumoune s’est tenue tranquille pendant le reste de notre voyage en terre canadienne.

Près de trois semaines où on ne l’a pas entendue…. c’était bon!

Et puis il a fallu remonter dans un avion. Au passage de la sécurité la girafe n’a pas déclenché d’alarme, n’a pas été désignée d’office pour un contrôle aléatoire. Non, le contrôle aléatoire, c’est le sac photo du dino qui y a eu droit, mais ça s’est fait très vite et dans la politesse et la bonne humeur. Un vrai plaisir que de se faire contrôler à l’aéroport de Montréal!

Vol de nuit, sans aucun souci. Arrivée à Paris avec 20 minutes d’avance! Nous souriions un peu béatement en descendant de l’avion pour embarquer dans le bus censé nous amener jusqu’à la porte du terminal 2.

Retenez bien le numéro du terminal, il a toute son importance dans le reste de l’histoire.

Parce que c’est dans ce terminal 2 que Miss Scoumoune nous attendait, bien tapie dans un coin.

Un dimanche matin à Roissy, les bureaux de contrôle des passeports ne sont pas, et de loin, tous ouverts, mais quand tu arrives avec 20 minutes d’avance, tu prends la chose avec philosophie et tu commences patiemment à faire la queue…

Soudain un léger grésillement fend le hall et des hauts parleurs s’échappe une annonce: « Le passager qui a oublié son petit sac violet à côté de l’accueil du terminal 2 est prié de venir le récupérer au plus vite, pour le bien-être et la sécurité des autres passagers ».

Au quatrième passage de l’annonce la girafe a lâché mezzo voce « Ça pue, cette histoire… »

Deux passages plus tard tous les douaniers ont gentiment quitté leur petite cahute.

Un bon quart d’heure plus tard les hauts parleurs ont de nouveau grésillé et nous ont annoncé en français et en anglais (enfin, je suppose que ça se voulait de l’anglais…. ) qu’en raison de la présence d’un bagage suspect toutes les activités du terminal 2 étaient suspendues jusqu’à nouvel ordre….

Et c’est comme ça que la totalité des passagers d’un vol de nuit transatlantique s’est retrouvée le cul par terre à attendre que le sombre crétin qui avait oublié son sac bouge ses fesses jusqu’à l’accueil du terminal… Et ça a pris une bonne heure cette petite histoire!

La girafe était d’accord avec moi, Miss Scoumoune devait traîner dans le coin.

On en a eu confirmation quand on a voulu récupérer nos bagages. Roissy et son organisation légendaire ont frappé!

Pour commencer, le tapis sur lequel nos bagages devaient être déversés n’annonçait plus le bon vol… Forcément, avec le retard qui avait été pris, le tapis annonçait, serein, le vol suivant. Air Canada s’était fait détrôner par Air Tahiti. Et malgré les demandes des hôtesses d’Air Canada, Roissy n’avait pas l’air décidé à afficher les 2 vols sur le même tapis…

Une fois le jeu de piste du tapis terminé, a commencé l’attente des valises. Au 5eme passage de la même valise turquoise la girafe a commencé à paniquer. C’est sûr, nos valises étaient perdues, elles étaient probablement quelque part au fin fond de l’Asie ou de l’Afrique, bref, très, très loin de Paris…

Pour la rassurer le dino a foncé au bureau d’accueil d’Air Canada où il a trouvé des hôtesses exsangues, cernées par des passagers inquiets de ne pas voir arriver leurs bagages, et ,pour ceux qui avaient payé pour avoir leurs bagages au plus vite, quelque peu énervés… De coup de téléphone en coup de téléphone le fin mot de l’affaire a fini par être connu. L’avion avait bel et bien été vidé mais les bagages étaient toujours sur les chariots, en attente d’être déversés sur les tapis. Et à l’heure actuelle, ça discutait ferme sur les tarmacs pour savoir si on devait envoyer la totalité des bagages du vol d’Air Canada en premier, ou au contraire faire passer en priorité le vol d’Air Tahiti, ou enfin si on devait alterner, un chariot Air Canada-un chariot Air Tahiti….

Bref, nous avons mis deux heures à récupérer nos valises….

Bilan des opérations: un vol transatlantique de nuit, 3 h dans Roissy pour récupérer les bagages, presque 3h de route pour rentrer chez soi ensuite….

Je ne dirai qu’une chose: Chapeau bas, Miss Scoumoune!

 

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