Ca va être leur fête !

Aux papas.

Les mamans, c’était y a quelques jours.

Bon, ben… Maintenant qu’on a fait péter le collier de nouilles, on fait quoi ?

On se dit que bercer un bébé en proie aux coliques, aux cauchemars nocturnes, aux attaques dentaires à 4 heures du mat’, aux appendicites sournoises programmées par se déclencher les jours fériés –et uniquement en période de grève- est une sinécure.

Que voiturer un petit entre le cours de cor de chasse et la leçon de macramé suédois –sans oublier l’orthodontiste ruineux et l’ophtalmo serial-retardataire relève de la prouesse hebdomadaire pour les damnés du mercredi.

Que supporter –dans tous les sens du terme- l’ado mutique/ronchon/hystérico-contestataire/dépressif/stressé/amorphe implique une patience d’ange et une résistance de marathonien éthiopien.

Et puis on rencontre les parents de la Tanière.

En fait, on croise successivement :

  • Le papa de Maurizio-Malupin, qui comprend parfaitement que son fils qui n’en fout pas une et jongle avec ses affaires (Oups, un compas dans l’œil de la voisine !) nous pose un léger problème en classe. Mais bon, il ne pourra pas venir. Parce qu’il ne peut pas sortir. De sa maison. Ni de sa cuisine, en fait. S’éloigner du placard où il stocke les cubi de rosé est un effort inenvisageable pour l’instant. Ah bon, Maurizio va mal ? On est bien aimable de le signaler, il va lui en parler. Dès qu’il rentrera, oui, oui, promis. Ils se verront sans faute ce soir, de toute façon : c’est toujours Maurizio qui met papa au lit. Faut bien que quelqu’un jette les cubi !

 

  • La maman de Justinien-Réluctance. Lequel ne fait… Rien. Mais qui semble avoir des excuses, puisque face à l’abyssal néant du bulletin de son fils, sa douce génitrice fera le commentaire suivant : “Ben nan, j’vais pas lui parler. Moi chai pas parler aux enfants. Chai que les menacer.” Rien. Ca doit être dans les gènes. On la laisse repartir, elle et ses 3 filles –les petites sœurs de Justinien-Réluctance- et on prie pour qu’elle choppe le virus de l’éducation avant que les petites dernières deviennent ados.

 

  • La maman de Diandra-Dominique. Qui accourt dès qu’on l’appelle. C’est qu’elle a bien besoin de parler, la pov’ dame. Enfin, surtout de l’homme sexy-adorable-charmant qui vient de la larguer sans préavis et qu’elle pleure à longueur de journée et de nuit. Un peu moins de Diandra-Dominique qui mange de moins en moins et cogne de plus en plus. Chacun ses priorités.

 

  • La mère de Malik-Malvinus. Ah pardon, elle, on ne la croise pas. Par contre, avec tous les lapins qu’elle a posé ces deux derniers mois, on envisage de lancer un élevage. Industriel, l’élevage. Petit-Lion, appelé à la rescousse, a décroché son téléphone et s’est pris un “Ben c’est pas la peine d’en faire un drame, hein. Z’avez qu’à l’envoyer, le bulletin ! C’est pas possible? Ah bon… On va venir cet après-midi, alors…” Ledit bulletin est toujours à la Tanière. L’année se finit dans 3 semaines. On y croit.

 

Alors, face à ce petit panel de parents responsables/ attentifs / affectueux-mais-fermes, on sourit poliment, on choisit ses mots, on serre les dents…

Et on espère.

Résilience, qu’ils disaient…

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