Du haut de ces vestiges, deux mille ans d’histoire nous contemplent…

Ils peuvent donc attendre encore un peu pour nous rencontrer, non ?

Non.

Du moins, pas quand vous voyagez avec le dinosaure qui, de par sa formation –et son appétence naturelle- se comporte avec les pierres antiques comme le camé avec sa poudre d’ange. Ou comme moi avec du chocolat aux amandes caramélisées (chacun sa came)

Opus 1 : visite, la semaine dernière, du Musée d’Histoire de Barcelone.

Un établissement qui, comme son nom l’indique, décortique  la vie de la cité catalane des origines à nos jours sur plusieurs niveaux.

La visite du rez-de-chaussé se déroule paisiblement, et nous prenons l’ascenseur vers le sous-sol.

Vers les vestiges romains.

Que j’aperçois la première à travers la porte transparente à laquelle le dino tournait le dos.

Et là, grossière erreur : étourdiment, je lance :

“Regarde !

GRRRRRR !”

Même moi, j’ai sursauté.

Quant au digne couple de texan qui se trouvait avec nous, je crois qu’il s’en souviendra un moment.

L’époux nous a lancé un regard terrorisé avant d’attraper sa femme par l’épaule et de la propulser hors de la cabine à toute allure, manifestement inquiet de ce qui risquait de leur arriver si nous restions confinés dans un espace restreint avec un dino que la vue des vestiges de villa romaine faisait saliver.

J’ai passé le reste de la visite à faire deux choses : admirer les fouilles et regarder les américains courir devant le dino qui courait après les vieilles pierres.

Manquait plus que le popcorn.

J’ai bien rigolé.

Jusqu’au lendemain.

Où mon karma s’est vengé.

Où une petite voix embêtée m’a réveillée d’un :

“Euh… Il est 8 heures moins dix…

-Et ?

-Et le bus pour Tarragone est à 9 heures…”

Je peux vous assurer que je n’ai fait qu’un bond de mon lit à la salle de bain, bénissant le format timbre-poste de notre location, avant de me lancer à l’assaut des Ramblas comme si ma vie en dépendait.

Que celui qui n’a jamais été assez à la bourre pour MAUDIRE SON GEL DOUCHE QUI NE SE RINCE PAS ASSEZ VITE me jette le premier pain dermatologique.

A partir de là, ben… On a couru.

Pour attraper le bus, d’abord, puis pour visiter tout ce que Tarragone pouvait nous offrir de romain.

C’était cool. On a bien ri.

Y compris en fin d’après-midi quand le dino est soudain devenu tout vert en sortant du café où nous venions d’acheter des chocolats chauds et des beignets et qu’il a fallu lui expliquer que presque 6 heures de cavalcade ininterrompue, de prise de note et de mitraillage photo en règle pouvaient éventuellement expliquer son état de fatigue.

Bref, on est rentré, on s’est posée, on a regardé nos pieds dégonfler, on a fini avec des tapas et une bière…

Et on y retourne au printemps, avec les gnous !

Ca va swinguer !

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2 commentaires pour Du haut de ces vestiges, deux mille ans d’histoire nous contemplent…

  1. Hélène dit :

    Merci pour le sourire et le soleil catalan… J’attends les photos avec impatience et je ne suis sans doute pas la seule.Sinon, question came: chocolat aux amandes caramélisées: je suis preneuse aussi !

  2. lysa3838 dit :

    Que des chanceux ces gnous de découvrir cette merveilleuse avec vous !!

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