Conscience professionnelle, je te maudis.

Non parce que c’est bien gentil de se dire que c’est beau d’avoir une conscience professionnelle, que c’est  ce qui fait de vous un être humain de qualité et tout et tout, mais bon y’a des moments où la conscience professionnelle, on la découperait volontiers en fines tranches histoire d’en faire un carpaccio maison.

Tu veux des exemples?

Quand pour la 5eme fois tu attends un parent d’élève dont tu sais pertinemment qu’il va te poser un énième lapin…. mais que tu restes encore 15 minutes après l’heure dudit rendez-vous parce que bon, on sait jamais….

Quand tu harcèles tous les professionnels possibles pour que le jeune gnou qui comprend rien à rien soit testé, et vite, oui, vite, c’est-à-dire pas après les tests de 3eme pour leur orientation, ni après les test des élèves relevant d’un des deux dispositifs spéciaux présents dans la Tanière, et si possible avant la fin de cette année scolaire…. alors que tu sais pertinemment que ce ne sera pas possible parce que, au choix, le prof principal du gnou peut oublier de lui filer les autorisations de test à remplir, les parents du jeune gnou peuvent oublier de signer lesdites autorisations, les parents du jeune gnou peuvent refuser de signer lesdites autorisations, le professionnel chargé de tester le jeune gnou n’arrive pas à se procurer un des trois exemples de l’académie du test dont le jeune gnou a besoin, le professionnel chargé de tester le jeune gnou ne dispose que de journées de 24h, alors qu’il lui en faudrait de 72…..

Souvent tu réalises que dans conscience professionnelle y’a “con”…. et tu pousses un profond soupir…

Et puis y’a le top du top… j’ai nommé le compte-rendu d’un voyage scolaire aux parents des gnous voyageurs.

Dans ce domaine le dino est particulièrement con- sciencieux…

Y’a eu le diaporama.

Y’a eu l’expo photo.

Y’a eu le film réalisé et monté par les gnous.

Et une année, le top du top de la stupidité: le buffet pour faire découvrir aux parents les spécialités qui avaient enchanté le palais de leurs doux enfants….

Soit deux journées de cuisine pour la girafe et le dino….

Et un buffet englouti en l’espace d’une petite heure…

Le soir, en rentrant dans son chez-soi, le dino a lâché cette conclusion lapidaire et définitive: “je suis le roi des cons!”

La girafe a opiné du chef.

Et le dino, après un court silence, a grogné: “La prochaine fois que j’ai une idée aussi stupide, sois gentille, tape-moi et rappelle-moi la glorieuse idée du repas…”

La girafe a vigoureusement opiné du chef!

Alors on m’objectera que les parents étaient ravis, que les gnous ont adoré, bref, que tous les retours ont été très positifs, mais parfois ça ne suffit pas à tout simplement équilibrer la balance…

Et plus le temps passe plus j’ai du mal à équilibrer la balance…

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