Possession fait loi (ou pas, mais ça reste à voir)

En ce moment, c’est la joyeuse période de remise des bulletins.

Joyeuse période qui dure depuis… Ben… 5 semaines, en fait.

Parce que si la majorité des parents se déplace bien gentiment le jour fixé pour la remise du papier magique –quitte à rouspéter un brin (ou un fagot) contre l’attente inévitable et Monsieur-Untel-qu’est pas là alors-que-j’voulais-absolument-le-voir-moi, il y a toujours les impondérables-ou les indécrottables. Ceux qui ne peuvent pas / ne veulent pas / ne voient pas pourquoi rencontrer les profs une fois tous les 3 mois pour parler de leur marmaille.

C’est comme ça qu’avant-hier, j’ai rencontré M’sieur Trouffion.

M’sieur Trouffion est un homme d’aujourd’hui, c’est-à-dire pourvu de deux garçons shootés aux hormones, d’une ex-femme et surtout d’une série de CDD en horaire décalés qui le rend aussi facile à rencontrer que le dahu en zone urbaine.

Bien que passablement submergé par sa panoplie d’homme moderne, M’sieur Trouffion est un être de bonne volonté. Soucieux du devenir de sa progéniture, il m’a écouté avec attention lui parler du bulletin de son cadet, Yriex-Trouffion, puis a souhaité revenir sur un incident déjà ancien –à savoir les cinq minutes du cours de Miss Strawberry-Rosie qu’Yriex a passées à pétrir à pleines paumes les seins de sa voisine, la douce Bigreen-Rupella.

M’sieur Trouffion et moi ouvrons la bouche pour tenter de réexpliquer à Yriex que traiter la poitrine d’une camarade comme de la pâte à pain n’est décidément pas la chose à faire mais Yriex, le brave garçon, nous rassérène immédiatement :

“Mais vous inquiétez pas, M’dame ! Quand j’ai fait ça, je pouvais !

La girafe, interloquée : Comment ça, tu pouvais ?

Yriex-Troufion, serein : Ben oui, Bigreen-Rupella et moi, on sortait ensemble, à l’époque ! Donc j’avais le droit de la toucher !”

Vingt minutes plus tard, Yriex est ressorti de la salle en me promettant de ne plus JAMAIS tripoter les seins de son flirt du moment en public. Bon, il a fallu pour cela que je lui indique qu’au nom de l’égalité des sexes, la jeune fille concernée aurait, en cas de récidive de sa part, le droit d’envoyer les mains dans des endroits TREEEEEES privés de sa petite personne. Mais bon, c’est le résultat qui compte, non ? Que ne ferait-on pas pour faire progresser l’éducation !

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4 commentaires pour Possession fait loi (ou pas, mais ça reste à voir)

  1. Ariane dit :

    Tu lui as dit ça ? J’adore ! J’aurais voulu voir la tête du gnou !

  2. la girafe dit :

    Il était à mi-chemin entre le « mais pour qui me prenez-vous ? » et le « Oh oui ! Encore ! »

  3. allezzou dit :

    Ahhh ! Bel argument ! Je m’incline !
    🙂

  4. Anne dit :

    Vous recevez tous les parents pour remettre le bulletin? Bravo!!! Au collège de Clovis on ne voit les profs que s’il y a soucis…
    Yriex a t-il fait le rapport entre le fait qu’il prenait des « libertés » avec les attributs de son amie et le fait qu’elle ne le soit plus?

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