Hellenic Karma

Comme promis –et sous vos applaudissements- les (més)aventures de la girafe en territoire grec.

Dieu sait que j’aime la Grèce.

Visiblement, mon karma Pierre Richardien aussi, qui faisait des bonds d’enthousiasme dans le dedans de moi-même dès l’avion.

Bon, je ne détaille pas la fouille en règle à l’aéroport, ça devient une habitude. Nous passerons également sous silence le fait que j’ai du servir d’oreiller à un adolescent fort sympathique bien qu’à l’hygiène douteuse, ce sont les risques du métier.

Nan, là où j’ai compris que Mister Karma était au mieux de sa forme, c’est une heure après le décollage, quand j’ai vu la boulette de viande que j’avais planté sur ma fourchette en plastique s’animer d’une vie propre (si, si, j’vous jure !) et manquer de doucher le gnou assis à ma droite (c’est-à-dire de l’autre côté de l’allée, quand même) (on est doué. Ou pas)

Je l’ai rattrapée de justesse.

Et j’ai prié pour que ça s’arrête là.

Oui, je sais, je suis naïve.

Peut-être pas autant que le dino qui, une fois arrivé et embarqué dans le bus grec, m’a confié le soin d’annoncer officiellement aux gnous qu’on ne remonterait pas dans le bus avant le lendemain matin alors on n’a pas intérêt à oublier quoi  que ce soit, hein !”

Puis de passer un micro-savon à Petite-Libellule-de-Printemps, qui, cinq minutes après notre arrivée, est venue me signaler que son nécessaire de survie (aka son portable) était perdu.

Mon Karma-joli s’est bien marré.

Surtout le lendemain, quand je me suis rendue compte que mon lecteur mp3 tout neuf avait disparu.

Je l’ai tout bonnement paumé sur l’Acropole. A l’heure actuelle, le fantôme de Périclès se dandine sans doute sur un fond pop-rock.

Malédiction, irritation, résignation et (de nouveau) imploration mentale pour que la chance tourne.

J’ai été entendue, jugez plutôt.

Le lendemain matin, au départ, je repasse dans chaque chambre pour vérifier que rien n’a été laissé derrière nous, et donc récupère toutes les cartes magnétiques, suppliant les gnous de ne pas les abandonner dans la pièce, ce qui verrouillerait automatiquement la porte.

1ère chambre ? Nickelle.

2ème ? Pareil.

3ème ? Idem.

4ème ? Tout va bien.

Particulièrement la porte, d’ailleurs.

Qui se referme en claquant derrière moi.

Enfermant du même coup la carte dans la pièce.

Et m’obligeant à aller misérablement avouer au charmant réceptionniste que je me suis trouvée dans l’incapacité d’appliquer la consigne de prudence que j’ai pourtant moi-même fait passer –et appliquer- à des élèves de 14 ans maxi.

Réceptionniste dont je bénis encore la discrétion puisqu’il m’a gentiment fait savoir, sotto voce, et à l’insu des gnous, qu’il allait régler le problème.

En parlant de discrétion, j’aurais bien aimé que les gnous en question en fasse preuve le lendemain quand ma vessie, qui a la taille d’un dé à coudre de gnome, s’est violemment rappelée à moi durant la promenade, m’obligeant à … Euh… “M’absenter” quelques instants sur une route bien évidemment dépourvue de toute commodité.

A mon retour, j’ai été accueillie par un collectif –et sonore- “Ca va mieux, maintenant, hein, Madame !”

Paye ton quotient de glamouritude au top, quoi.

Moralité ? Toute erreur gnouesque a son pendant girafesque.

Avec, parfois, un petit bonus ridicule.

Heureusement, ça ne tue pas…

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