Vacances, j’oublie tout…

Mais mon karma, lui, ne m’oublie pas.

On peut même dire qu’il se gondole grave.

Pourtant, tout avait commencé pour le mieux dans le meilleur des mondes, c’est-à-dire en Grèce (nan, je ne suis pas sectaire, c’est juste que la Grèce, c’est le Paradis sur terre, et pi c’est tout) (j’vous avais dit que j’avais été élue Miss Tolérance-Destination-Vacances au 23 ème tour par abandon de l’arbitre ?)

Bref, tout ça pour vous dire qu’à l’idée de rejoindre Athènes, je dansais le limbo à l’intérieur de moi-même.

Même la perspective de me lever à 2 heures du mat’ pour rallier l’aéroport n’avait pas suffi à éteindre mon enthousiasme (ceci dit, ça avait peut-être un rapport avec le fait que c’était le dino qui se cognait la conduite tout le long du trajet en voiture, mais on est d’accord que ce n’est pas le sujet) (nan, nan, j’vous assure)

Bref, après quelques centaines de kilomètres d’autoroute, nous arrivons bien à l’heure pour chopper notre avion.

Et c’est là que la fameuse V.V.M.G.S.R (Vraiment Vilaine Malédiction Girafesque Sur Roissy) s’enclenche.

Ca débute par un petit moment de flip où je crois successivement avoir oublié son passeport / paumé sa carte d’embarquement / égaré sa carte bleue.

Jusque là, rien que de très banal.

Du moins pour le dino, habitué, qui me regarde sereinement révolutionner l’intégralité de mon sac à dos à trois reprises.

Curieusement, le flegme des douaniers a moins bien résisté à l’étalage de mes cotons-tiges au beau milieu du hall d’embarquement.

Est-ce par solidarité –ou tout simplement parce que je suis la reine des contrôles aléatoires ( 3 fois en 3 voyages ces derniers mois) qu’ils ont ensuite ouvert et intégralement fouillé ma valise cabine avant de me palper la couenne et de vérifier méticuleusement que je n’avais ni trace d’explosif ni résidus de drogue sur mes chaussures ?

Peut-être.

Toujours est-il que nous avons finalement obtenu le droit de monter dans le fameux avion.

Dans lequel nous nous sommes effondrées en moins de 5 minutes, roupillant bientôt comme des marmottes sous Tranxène.

C’est le petit déjeuner qui nous a réveillé.

Enfin, qui a réveillé le dino.

Pour ma part, j’avais jugé bon de m’endormir tournée vers l’allée.

C’est donc une confrontation (plutôt brutale) entre le chariot métallique et ma tête qui m’a tiré des bras de Morphée, m’attirant du même coup (si je puis dire) les excuses éperdues de l’hôtesse et l’attention d’un A 320 bondé jusqu’à l’hélice.

Paye ta dose de discrétion glamour au réveil.

Le dino s’inquiète, mon karma sadique pouffe, je me tasse derrière mes tartines et prie pour qu’on arrive vite.

Heureusement, ça ne tarde pas trop et –étonnamment- le débarquement se fait sans encombre.

On rejoint le propriétaire de l’appart loué par internet, un monsieur charmant qui nous pilote jusqu’à un petit studio adorable dont il nous fait les honneurs avant de nous laisser libres comme l’air, il fait un temps à danser le mambo sur le trottoir, on est dans une des plus belles villes du monde et je commence à penser que ma poisse légendaire s’est fait la malle.

Grave erreur.

Elle ne s’est pas fait la malle : elle est juste en tenue camouflage, façon baleine sous gravillons,voyez ?

Sinon, comment expliquer qu’en ressortant, nous ayons pris la rue à contresens, nous offrant une marche totalement inutile de près de 2 km ?

Ou qu’en rentrant le soir, après une journée de balade et de découvertes, nous ayons réalisé que la rue de notre appart, trop petite, ne figurait pas sur le plan, et qu’après une journée de 18 heures, nous étions dans l’incapacité complète de retrouver le seul truc qui nous faisait fantasmer comme des malades, à savoir, un lit ?

Nous étions plantées sur une placette, perplexes, quand nous avons avisé deux dignes représentants des forces de l’ordre.

On a fait deux pas dans leur direction.

Comme quoi la fatigue est mère de toutes les co****ies.

Vingt secondes plus tard, on était dans un épisode de Castle, le fer à boucler de Kate Beckett en moins, la suspicion en plus.

Il a fallu produire nos passeports, et plus vite que ça, merci, décliner nos noms, prénoms, profession, expliquer d’où on venait, comment on était venues (claquement de langue sceptique quand on a expliqué qu’on avait utilisé un avion, la prochaine fois, j’essaierai la version Marseille-Le Pirée en brasse papillon pour voir) et nous avons cru finir au poste quand à la question “et vous êtes là pour quel motif ?” j’ai eu le malheur de répondre : “Nous sommes en vacances”

Stupide, stupide, stupide.

Sache-le, ami lecteur, on ne vient pas en vacances à Athènes en octobre.

Il y fait beaucoup trop froid.

Et même s’il avait fait 25° toute la journée, ça ne change rien à l’affaire, petite impertinente.

Bref, après un interrogatoire d’un quart d’heure, il nous ont laissées partir et nous nous sommes carapatées sans demander notre reste et sans beaucoup plus d’information, le policier étant plus doué pour nous bombarder de questions que pour nous orienter. Nous avons fini par retrouver nos pénates et la suite du séjour fut à la hauteur de ce que le dino vous a déjà raconté et vous montrera bientôt, c’est-à-dire fantastique.

Mais quand même… Rapport à ma malchance crasse en période de voyage, j’envisage un traitement de fond.

J’ai commencé sur le vol du retour par une libation à Hermès, Dieu des voyageurs.

J’ai renversé la moitié de ma canette de Coca.

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4 commentaires pour Vacances, j’oublie tout…

  1. amanda dit :

    Ah, ah, ah ! La Girafe, je suis morte de rire…..Déjà j’avais eu la version du Dino, pas piquée des vers ! Vous êtres vraiment trop, toutes les deux…Un fameux tandem !

  2. Anne dit :

    Ben, oui, évidemment! Mais qu’auriez vous à raconter si tout roulait?

  3. la girafe dit :

    Dois-je comprendre, les filles, que vous bénissez ma poisse légendaire ?
    Je suis choquée !
    Rigolarde.
    Mais choquée.
    Mais rigolarde !

  4. jereve dit :

    J’ai bien ri aussi, moi qui ne bouge pas des vacances. C’est quand même de la poisse de compèt’, fait reconnaître. ^^

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