Athènes donc…

La girafe a refusé d’écrire cet article. Je crois qu’elle m’en veut un peu, pas trop hein, mais un peu…

Pourquoi?

Ben…. y’a d’abord eu le lever à 2h du matin pour attraper le premier vol vers Athènes.

Après, sitôt nos bagages posés dans la mini location trouvée par le dino, nous avons attaqué les choses sérieuses. Une longue avenue prise dans le mauvais sens plus tard, on se faisait plaisir en assistant à la relève des euzones devant le Parlement à Syndagma… Jusque là tout allait bien…

C’est après que les problèmes ont commencé pour la girafe… C’est après que le dino a enclenché le mode hystérique qui court partout en poussant des glapissements émerveillés et en mitraillant à tout bout de champ avec son appareil photo. Ben oui, tu descends la rue et tu tombes sur le temple de Zeus Olympeion.

Mimique de chiot mignon abandonné par toute sa famille et qui meurt de faim du dino, soupir de vaincu de la girafe et on entrait.

Lumière de fin de journée magnifique, temple magnifique, dino hystérique mode on.

Après y’a la visite de l’Acropole…

Réveil plus tôt que quand on va travailler.

Arrivée devant l’Acropole avant les militaires chargés du lever du drapeau sur ce même site, et donc avant l’ouverture du site.

Dino trépignant devant la porte d’entrée.

Dino à deux doigts du meurtre quand un immonde faquin a envisagé de rentrer avant lui sur le site.

Dino galopant appareil photo en main jusqu’aux Propylées devant lesquelles il a ensuite pilé en se pâmant et en glapissant “sont toujours aussi belles! oh! t’as vu la girafe, la restauration du temple d’Athéna Niké est finie, z’ont fait du beau boulot ! et t’as vu ce que c’est beau dans cette lumière du soleil levant! t’as vu la girafe? … la girafe???!!!”

Ben la girafe elle arrivait à peine, le souffle court après avoir essayé de suivre le rythme du dino…

Et ce n’était que le début… Parce qu’après avoir franchi, avec un recueillement extrême, les Propylées, le dino s’est rué sur l’Erechtéion en répétant à la girafe sur un ton extatique: “tu te rends compte que Périclés ait passé ici! On sent encore sa présence… Non, mais tu la sens sa présence, hein?! hein,!”

A ce stade la girafe avait l’air résigné du condamné à mort dont la dernière demande de grâce vient d’être définitivement rejetée. C’est la troisième fois qu’elle m’accompagne sur l’Acropole, et elle n’a toujours pas réussi à me convaincre que Périclés était bel et bien mort…

Après ça, j’ai avisé les gars qui restaurent l’Acropole en plein travail et j’ai commencé à expliquer à la girafe: “Tu vois, la girafe, I have a dream! je voudrais que les gnous puissent rencontrer ces gens-là pour discuter avec eux, pour qu’ils leur expliquent ce qu’ils font, leurs difficultés, et le pourquoi de l’importance de sauver de telles beautés. Tu vois….”

Là, la girafe m’a gentiment tapoté l’épaule. Manifestement elle avait renoncé à toute tentative pour me rendre raisonnable…

J’ai enchaîné sur le Parthénon, dont j’ai dû faire trois ou quatre fois le tour, me suis interrogée sur architrave et entablement, ai glapi devant les jeux de lumière sur le marbre penthélique et pour finir ai quasi hurlé de joie en (re)découvrant la vue “aérienne” qu’on a sur le théâtre de Dionysos depuis l’Acropole. Bien entendu, j’ai pris des photos…

Et puis avant de repartir, quand j’ai vu arriver le premier groupe de japonais qui trouvaient vachement plus sympa de s’extasier sur les chats qui peuplent l’Acropole plutôt que sur les merveilles architecturales (z’ont pas compris que ces chats c’étaient les âmes des Anciens, Périclès, Aspasie et autres célébrités), je n’ai pas pu résister et j’ai refait un tour complet du site…

La girafe suivait, résignée.

Faut le dire, c’est un être de patience et de compréhension qui partage ma vie.

Même pas elle a crié trop fort quand j’ai manqué me tuer sur la Pnyx en glissant sur une roche…

Par contre, elle s’interroge: quelle stratégie va-t-elle mettre en place avec Madame Guêpe et Miss Earl Grey Fleur de Lotus pour m’empêcher de traumatiser la quasi totalité des gnous que je vais emmener sur l’Acropole? Parce que ce n’est pas sûr du tout que les gnous, eux, résistent à un petit déjeuner pris au lance pierre et un dino hystérique…..

Publicités
Cet article, publié dans On the road..., est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Athènes donc…

  1. Anne dit :

    Décidément… P’ov’e girafe! Maintenant, au retour, elle va avoir un peu de répits: le temps que le dino fasse le tri des photos, et pourvoir profiter de ses vacances, non?

    • le dinosaure dit :

      Je tiens quand même à apporter une précision: la girafe aussi ADOOORE Athènes et l’Acropole… et je la soupçonne d’adorer aussi me voir courir dans tous les sens, quoi qu’elle en dise! 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s