Un heureux événement (ou pas)

Hier, 11 heures. Une nouvelle classe investit gaillardement la salle de la girafe, tout juste vidée de ses occupants précédents. Et soudain, dans le brouhaha de l’installation, cri d’alarme de Gipsy-Gardinette :

“Help, M’dame girafe ! J’crois qu’y m’pleut d’ssus !”

Blêmissement prononcé de la tenancière des lieux, qui se rue sur le site de la (potentielle) catastrophe.

Faut dire que ma salle-à-moi-rien-qu’à-moi (ou presque), je l’ai conquise de haute lutte.

C’est-à-dire que j’ai sauté dessus quand on me l’a proposée et que j’ai découvert (après) tous ses merveilleux petits avantages.

Aka les fenêtres disjointes, l’électricité qui saute régulièrement, la connexion internet qui fait pareil et surtout, surtout…  La moquette.

Qui, en dehors d’un radieux parfum de vieille chaussette, dissimule le double effet kiss-cool du lieu, à savoir : le sol qui ondule. Entraînant les tables, les chaises et les plinthes. Lesquelles libèrent donc au printemps tout un tas de petites bestioles rampantes et / ou volantes bien sympathiques.

Bref, autant te dire que quand Gipsy-Gardinette a suggéré l’inondation, j’ai rappliqué dare-dare, me demandant quel remake des 7 plaies d’Egypte j’allais me taper, encore.

Effectivement, la table était trempée.

Voilà la girafe transformée en inspecteur Colombo (à moins que ce ne soit son basset hound, je laisse ce point délicat à votre interprétation )

Inspection des fenêtres ? Rien à signaler.

Les murs ? Néant.

Le plafond ? Nickel.

Perplexe (mais soulagée) (mais perplexe quand même), je redescends de la chaise juchée sur une table que j’avais escaladée pour mener à bien ma petite enquête.

“Ecoute, Gipsy-Gardinette, je pense que ça doit être le blouson humide de l’élève précédent, ou peut-être son sac… Je vais te donner un mouchoir pour essuyer et tu vas t’installer. Avertis-moi s’il y a un problème, d’accord ?

-Oui, M’dame !”

Petit ménage, installation… Déjà assis,  Siméon-Saumure observe sa camarade d’un air préoccupé :

“Y en avait vraiment beaucoup, M’dame… Vous pensez pas qu’un élève a pu perdre les eaux ?”

Non. Je ne le pense pas. Par contre, qu’un prof girafe puisse pleurer des rivières, ce n’est pas exclu…

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3 commentaires pour Un heureux événement (ou pas)

  1. Anne dit :

    Perdre les eaux… Ou renverser sa bouteille? C’est la hantise de ma collègue ATSEM quand nous sommes en sortie marche avec les petits, la bouteille d’eau mal rebouchée/non bouchée remise dans le sac, le sac sur le dos….

  2. Kty dit :

    Normal, puisque les Shadocks pompaient… Ici, c’est la montagne, donc la neige. Les capuchons plein de neige (c’est sympa la neige dans les cheveux), les chaussures pleines de neige, les sacs qui ont trainé dans la neige… Bref, « Et au milieu coule une rivière, le retour ». Mais au moins, il n’y a pas de moquette.

  3. ksk dit :

    De la moquette !?

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