La bonne planque, qu’ils disaient…

J’ai testé pour toi : la sortie scolaire calamiteuse.

Forte de cette expérience, je m’engage solennellement à épiler à la pince à sucre rouillée la première personne qui insinue devant moi que les profs sortent les élèves parce qu’ils ont la flemme de faire cours.

J’te raconte ?

Y a quelques temps, les prof de mon équipe ont été contactés par un des musées de la ville. Il proposait de nous ouvrir ses portes pour une visite guidée exceptionnelle en matinée.

L’expo actuelle collait avec le programme de mes mini-gnous.

J’ai dit banco.

Rendez-vous était pris à 8 h 30 vendredi.

Dès 8 h 00, je comptais et recomptais mes gnous sur le trottoir. Mme Papyrus devant, la girafe derrière, et nous voilà parties pour 20 minutes de marche.

Y faisait nuit et mes gnous encore ensommeillés papotaient sotto voce. Ce n’était pas désagréable.

Quand nous sommes arrivés, le musée était encore fermé. Oh, nous nous sommes bien étonnés de voir que tout était éteint, mais comme nous avions un peu d’avance, ça ne nous a pas inquiétées outre mesure.

A tort.

45 minutes après, nous en étions toujours au même point, à savoir : plantés devant la porte fermée d’un bâtiment obstinément obscur et silencieux.

Entretemps, j’avais essayé de voir s’il y avait quelqu’un dans le musée (non), essayé d’appeler le secrétariat du musée (fermé), essayé de contacter la coordinatrice qui avait organisé la sortie (pas là), essayé de calmer les gnous qui commençaient à s’impatienter (sans beaucoup de succès), et au moment où je commençais à me dire que les choses pouvaient difficilement empirer, j’ai découvert qu’il ne fallait JAMAIS être pessimiste.

Il s’est mis à pleuvoir.

Des cordes.

Mme Papyrus m’a regardé, mais avant qu’on puisse se mettre à glousser comme des dindes devant le ridicule de la situation, une petite voix a retenti :

“Euh… M’dame Girafe ?

-Bodil-Bubule, ce n’est pas vraiment le moment, là…

-M’dame, c’est Solveig-Sudizette…”

Demi-volte de la girafe qui découvre Solveig-Sudizette, pliée en deux, échouée sur les marches du musée.

Turbo-Gastro avait encore frappé.

Bref, je n’avais plus qu’à rapatrier tant bien que mal 24 gnous trempés et souffreteux.

Passablement énervée, je décroche une dernière fois mon téléphone et là… Miracle ! Une réponse du musée !

“Je ne comprends pas… Vous n’êtes pas prévus au planning…

La girafe : ????

La secrétaire : Attendez… Si… Mais pas sur le planning du guide ! C’est pas grave, hein, je vous reprogramme pour la semaine prochaine ?”

A ce stade, j’étais hérissée façon oursin ronchon.

“Je ne peux pas m’engager pour la semaine prochaine, Madame.”

La secrétaire, pincée : Ah ? Et peut-on savoir pourquoi ?

La girafe, énervée : parce que mes élèves ont cours avec d’autres enseignants qu’il faut que je prévienne, voyez-vous…”

La secrétaire : Ah… C’est vous qui jugez…”

Je suis finalement rentrée. Bilan ? Une gastro, 3 rhumes, 2 heures de perdues… Ah, et quand même : une visite de musée prévue dans quelques jours.

Mais dont l’horaire a déjà été 2 fois modifié.

Les sorties scolaires ? J’adooooore ! 

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2 commentaires pour La bonne planque, qu’ils disaient…

  1. allezzou dit :

    Je crois qu’on aurait pu difficilement faire pire !
    🙂

  2. la girafe dit :

    Disons que j’ai béni mes gnous d’être accommodants ! Et j’attends de voir ce qui se passera en fin de semaine, pour la fameuse visite prévue-mais-déplacée…

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