On the road again… (Flocon, ta réponse arrive…)

Histoire d’oublier un peu les gnous et le travail, la girafe et le dinosaure se sont offerts un petit week-end en pays nordique.

En animaux organisés ils s’y sont pris à l’avance: billets d’avion pris fin août, billets de train pour rallier la capitale pris dès l’ouverture des ventes avec réservation de places pour être plus tranquilles et ne pas courir partout dans un train bondé à la recherche d’une place en traînant derrière soi des bagages plus ou moins encombrants.

Bref, tout était fait pour que tout se passe le mieux du monde.

Sauf que les deux animaux sont partis en 2013, cette foutue année de m***.

Lorsque le train à destination de la capitale s’est pointé en gare, à l’heure, sans annonce de catastrophe imminente, le dinosaure et la girafe arboraient un large sourire.

Lorsqu’ils sont montés dans la voiture 13 (rien que le numéro aurait du leur mettre la puce à l’oreille) et qu’ils ont trouvé deux charmantes mamies installées à ce qui d’après leurs billets étaient leurs place, ils se sont dits que ce n’était pas grave. Bon, quand les deux mamies, billet à l’appui, leur ont expliqué que elles aussi la SNCF leur avait attribué ces deux places dans cette voiture-là sur ce train-là à cette date et à cet horaire-là, le dino a reniflé le trajet ubuesque….

Dieu merci, deux places étaient libres juste à côté et le dino et la girafe embarquaient au départ du train… qui s’est vite retrouvé bondé de chez bondé. Et comme par hasard aucun contrôleur n’a pointé le bout de sa moustache au cours du trajet. Impossible donc de demander quelques explications, voire un éventuel geste financier. Mais finalement ce n’était pas bien grave, la girafe et le dinosaure ont pu voyager assis sans encombre jusqu’à Paris.

Bon, une fois descendus du train, les voyageurs se sont tous retrouvés bloqués derrière des tourniquets exigeants des billets ne correspondant pas à ceux qu’ils avaient en main puisque la SNCF avait purement et simplement fait arriver le train sur les quais des RER et autres transiliens… Il a donc fallu ruser et utiliser le tourniquet à bagages lourds, le bloquer pour que les passagers puissent sortir…. ça grondait quelque peu dans les rangs. Aussi quand la girafe et le dinosaure ont croisé dans le hall de la gare deux charmants employés de la SNCF qui déambulaient mains croisés dans le dos en papotant paisiblement ils leur ont quand même signalé que la révolution allait leur péter à la gueule assez vite s’ils ne se bougeaient pas un peu les fesses.

C’était quoi déjà le slogan de la SNCF? “Nous allons vous faire préférer le train”? Faites moi un peu de place pour que je puisse à mon aise me rouler par terre de rire devant cette bonne blague….

A Paris pour rallier les aéroports il faut passer par la RATP… En l’occurrence il fallait pour la girafe et le dinosaure prendre le RER B pour rallier Roissy CDG. Facile en fait… sauf qu’il faut un billet spécial, pas un simple ticket pour Paris intra-muros. Ben, on va en acheter un, où est le problème me direz-vous?

Le problème? 5 machines automatiques sur 8 dans la gare hors service, 2 guichets sur 4 ouverts, un avec un seul employé, un autre avec deux employés, mais pour un très bref instant, le 2eme ayant trouvé très amusant de quitter son poste au moment précis où la queue s’étendait jusqu’à poser problème aux voyageurs voulant accéder au métro et déjà munis d’un billet….

Vaillamment le dino conquit de haute lutte deux billets, précieux sésames lui permettant de monter dans ce truc dégueulasse, tagué et dont la simple vue déclenche chez le quidam de base un furieuse envie de suicide qu’est le RER B.

Arrivée à CDG, dépose de la valise en soute sans problème et direction la sécurité. Et là, le dino tombe sur un bouledogue mal léché, sans doute privé de nourriture et de sommeil depuis quelques semaines, et qui manifestement ignorait que pour s’adresser aux gens on peut faire des phrases et qu’on n’est pas obligé de leur aboyer dessus. Le petit jeune homme devant le dino avait eu le malheur de laisser son laptop dans son sac cabine, il a failli se faire bouffer par le bouledogue chargé de jeter un coup d’oeil à l’écran des rayons X. Le dino a trouvé ça un peu… excessif, et franchement incorrect, mais bon…

Sauf que le dino part en voyage avec son appareil photo dans un sac photo qu’il passe en bagage à main.

Sauf que le bouledogue n’est pas arrivé à reconnaitre sur son écran à rayons X la forme d’un réflex et de deux objectifs et que manifestement il a cru à la bombe atomique nouvelle version…

Sauf qu’il a aboyé sur le dino et que, après la SNCF et la RATP, c’était un peu la goutte d’eau qui faisait déborder la cruche et que du coup le dino est passé en mode “prof dresseur de gnous” et qu’il a foudroyé le bouledogue de son oeil le plus noir et lui a demandé sur un ton digne des plus grands blizzards arctiques “et donc?”…

Du coup le bouledogue s’est calmé…. surtout quand le dino lui a demandé s’il voulait aussi  vérifier que son traitement anti asthmatique n’était pas une bombe thermonucléaire new age sur ce ton amène qu’il sait si bien employer quand on l’a un peu trop chauffé.

En sortant de là le dino est tombé sur une borne des aéroports de Paris demandant aux voyageurs d’évaluer l’accueil…. je peux vous assurer que l’animal s’est lâché dans les commentaires! Les seuls aéroports où on l’emmerde de façon systématique avec son petit matériel photo ce sont les parisiens. A JFK, il n’y a eu aucun problème!

Alors qu’ils attendaient pour embarquer ( et après un changement impromptu de porte d’embarquement) le dino et la girafe entendent une annonce: trop de bagages en cabines sont prévus sur leur vol, la compagnie cherche des volontaires acceptant de laisser en soute leur valise cabine. Bonnes bêtes la girafe et le dino se portent volontaires. On leur promet un embarquement en prioritaire dont ils ne verront pas vraiment la couleur… puisqu’il a fallu atteindre que le bus menant à l’avion soit plein et qu’à la descente le conducteur a fort intelligemment ouvert une seule porte sur les trois existantes…

Finalement les deux animaux sont montés dans l’avion qui devait les emmener à Copenhague (ça y est, Flocon, tu sais maintenant où a été prise la photo de l’avant dernier post!).

Avion qui est parti avec 10 bonnes minutes de retard et qui a joué à saute-mouton avec les nuages tout au long du vol (merci les perturbations!).

Mais, miracle, l’avion a atterri à Copenhague à l’heure et l’atterrissage était un modèle de douceur.

Tout vient à point à qui sait attendre!

Quel plaisir ensuite que de récupérer en moins d’une demi heure ses bagages, sa Copenhaguen Card auprès d’un employé aimable, souriant et maniant avec une parfaite dextérité la langue de Shakespeare!

Quelle joie enfin de monter dans le train pour la gare centrale de Copenhague sur un quai propre, plaisant, dans un wagon clair, propre, avec des poubelles, des emplacements pour les valises et au milieu de passagers souriants!

Sinon, Copenhague, c’était génial, on vous en parle très vite.

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2 commentaires pour On the road again… (Flocon, ta réponse arrive…)

  1. Flocon dit :

    Aaahh, le Danemark… Voilà donc la véritable Terre Promise des français(es) fatigué(e)s. 🙂

    Merci beaucoup pour ce billet, qui m’a bien fait rire : vous comprendrez mieux pourquoi si je vous dis que je prends le RER B tous les jours, je suppose, et que je pars pour Berlin dans deux semaines. Moi aussi, j’adore CDG, ses employés sympathiques et sa délicieuse ambiance, mais les contrôles dans les aéroports allemands sont assez folkloriques en général. Testez-les un jour si vous ne l’avez pas déjà fait, vous m’en direz des nouvelles.

    J’attends la suite avec impatience. 🙂

  2. le dinosaure dit :

    Pour l’instant je ne connais que les gares allemandes, pas les aéroports mais celui de Berlin devrait, si tout se passe comme prévu, nous voir passer par ses bureaux dans l’été. Je suis maintenant prévue et j’ai quelques mois pour me préparer psychologiquement à la rencontre! Merci du tuyau Flocon! ;:)

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