Et soudain. Le sommet.

Des fois, je regarde les gnous, et il me vient des envies de les suspendre au plafond.

Comme des chorizos.

Dans ces moments-là, j’ai un truc imparable : je demande à rencontrer leurs géniteurs.

Après avoir papoté un moment avec eux, j’en arrive généralement à la rassurante conclusion qu’au vu de leurs antécédents familiaux, les pires gnous pourraient être “encore plus pires”, comme dirait Princesse-Love-Louvette.

Ca détend.

Si, si.

Sauf que ce matin, cette philosophie un peu simplette s’est trouvée totalement en défaut.

Faut dire que quand je suis arrivée à la Tanière, j’ai trouvé la Vie Sco, Grand Gorille et ses acolytes sens dessus dessous.

A 9 heures, c’était la rentrée des 3ème.

Chicorée-Méroflède n’était pas arrivée.

Coup de fil à la maison et réponse benoite du papa : “Ben je comprends pas… Chichi est partie à l’heure habituelle pour le collège…”

Je ne l’ai vécue que par procuration, pourtant, c’est une sensation très étrange : l’impression qu’un fait divers sordide va faire irruption dans votre vie.

Pendant quelques heures, Grand Gorille et tout son petit monde ont imaginé  Chicorée-Méroflède accidentée, enlevée, séquestrée, violée… Ils ont questionné ses copines, interrompus tous quart d’heures par M. Chichi qui venait aux nouvelles, ayant, dans l’intervalle, téléphoné à toutes ses connaissances proches ou lointaines. Bref, la grande panique.

Tout ce cirque a duré 3 heures.

A midi, quand Chicorée-Méroflède est rentrée déjeuner, c’est Mme Chicorée qui nous a recontactés pour nous rassurer.

Et M. Chichi ? Oh, il va beaucoup mieux, d’après sa femme. Surtout depuis qu’il est enfin parvenu à se rappeler qu’il avait lui-même inscrit Chicorée-Méroflède dans un autre collège.

QUI parviendra à battre ce record de responsabilité parentale ? Les paris sont ouverts !

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2 commentaires pour Et soudain. Le sommet.

  1. beatrice29 dit :

    Ah très très fort…
    Dans le même style, nous avions eu une mère qui nous avait traités de tous les noms parce que nous avions appelé les urgences pour son fils qui faisait une crise d’appendicite : « On vous donne notre enfant avec un simple mal de ventre et le soir on le retrouve aux urgences ! C’est n’importe quoi ce collège ! » Ce à quoi le principal avait répondu : « Nous aurions dû l’opérer en cuisine, peut-être ? »

  2. la girafe dit :

    Avec un ciseau Maped !!! Et le recoudre à l’agrafeuse !
    C’est bien connu : l’école rend gravement malade !
    Bonne journée Béatrice !

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