Journée njut (ou comment j’ai découvert que je n’étais pas une princesse…) II

Donc nous voilà partis.

Le voyage se passe tranquillou, on arrive, on se gare devant le temple du meuble en kit et du design grand public.

On entre. Je suis mon acolyte dans le grand escalier inaugural. Mais le dino me distance sans soucis.

Le dino : “Qu’est ce qui se passe, la girafe ? Tu as perdu quelque chose ?”

Oui.

L’équilibre.

Enfin, pas encore, mais ça ne va pas tarder. J’ai les jambes en coton, les mains qui tremblent et la vue trouble. Même la rampe ne me parait plus très stable. Le dino me rejoint pour m’aider à finir l’ascension sous le regard des clients interloqués. Pour une arrivée discrète, c’est raté.

Je commence à me dire que la journée va mal finir, mais arrivée à l’étage, ma foi, ça passe un peu, et nous voilà déambulant tranquillement dans les rayons. Venues pour acheter des chaises, on aboutit au rayon canapé où on teste à qui mieux mieux… Et pour ce faire, je dépose à chaque fois à mes pieds ce que j’ai dans les bras.

“Faudrait pas que j’oublie mon sac, ce serait le pompon !”

Comme quoi je ne suis pas à l’abri d’un éclair de lucidité.

A mi-parcours, nous sommes déjà munies d’un lot de planches à découper, d’un plateau, de verres, de serviettes, de boites hermétiques et d’un lustre, ce qui nous incite à faire une pose gâteau + café. On grignote, on papote… Et on repart.

Jusqu’au rayon salle de bain, où je réajuste machinalement la poignée du grand sac du magasin, et là…

“Merde ! Mon sac à main !”

Moralité : les éclairs de lucidité, c’est bien, mais si ça pouvait se coordonner avec les gaffes, ça serait mieux.

Evidement, nous sommes au bout du magasin, donc pour retourner au restaurant, il faut passer les caisses.

Qui sont surchargées.

Le dino me plante là avec tout mon barda et pique un sprint d’anthologie sous le regard perplexe des autres clients. 

Il revient quelques minutes plus tard en brandissant l’objet du délit qu’il a du décrire par le menu aux hôtesses de l’accueil.

Je le réceptionne avec un IMMENSE soupir de soulagement et…

Fais un pas en avant.

Grossière erreur.

J’ai posé le pied sur un charriot vide abandonné dans l’allée.

Me voilà donc en train de faire du surf à roulettes en plein milieu du rayon luminaires.

J’ai un coffret de 6 verres dans les bras.

Evidement, je glapis.

Evidement, le dino me court après.

Evidement, les autres clients s’écartent courageusement et nous observent comme des évadées de l’asile.

Par miracle, le dino réussit à immobiliser le charriot avant qu’il ne cause de dégâts et je dois dire qu’après avoir récupéré nos chaises, nous nous sommes carapatées sans demander notre reste. Je soupçonne le dino d’avoir eu quelques inquiétudes quant au devenir de sa voiture quand je suis montée dedans, mais nous sommes rentrées sans encombre.

Aurions-nous vaincu le sort ? Je n’ose l’affirmer !

Les journées njut ne sont vraiment pas de tout repos… La Belle au Bois Dormant peut aller se rhabiller !

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5 commentaires pour Journée njut (ou comment j’ai découvert que je n’étais pas une princesse…) II

  1. Amanda dit :

    Morte de rire !!!!! Trop drôle !

  2. la girafe dit :

    Merci Amanda ! Moi aussi, j’ai ri… A la descente du charriot !

  3. Flocon dit :

    Il y a un truc que je ne comprends pas : pourquoi les princesses n’auraient-elles pas le droit de faire du surf à roulette au rayon luminaire en glapissant, avec un carton de verres dans les bras?

    Je vote pour la libération des princesses (et je m’en vais revoir Schrek 🙂 ).

    Blague à part : bon courage pour toutes ces émotions de fin de vacances…

  4. la girafe dit :

    Flocon, je suis entièrement d’accord avec toi, mais bizarrement, le dino, les autres clients et l’intégralité du personnel du magasin semblaient davantage près à s’engager pour la protection des articles en verre dans les rayons !

  5. Flocon dit :

    Oui, je connais ça et c’est toujours une impression un peu étrange. Remarque, à voir une girafe tanguer dans un rayon verrerie, on peut comprendre que les gens se sentent nerveux. Mais quand même… Tss.

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