Conduire Gigi….

 

Qu’on se le dise ami lecteur, le dinosaure que je suis n’est pas un néophyte de la conduite en terrain “hostile”… J’ai écumé la Grèce, traversé de part en part la Crète, j’ai conduit dans Athènes (et y ai survécu) et j’ai à mon actif un nombre plus qu’important  de kilomètres sur les terres corses, siciliennes et italiennes. Bref, le vieux principe italien du “occupe toi de celui qui est devant toi, celui qui est derrière toi en fera de même” je maîtrise. Et après avoir mené ma vaillante Titine sur les pistes grecques (oui, oui j’ai bien écrit piste, et pas route) je pensais avoir à peu près tout vu.

Comme quoi on peut être un animal vieux de plusieurs millénaires et faire encore preuve de naïveté, voire de présomption…

Car l’Italie du Sud, c’est…. encore un cran au-dessus de tout ce que j’ai pu connaître.

Comme partout en Italie la DDE locale a adopté cette douce habitude de faire des pénétrantes ridicules qui, de préférence, sont aussi des voies de sortie….

Comme partout en Italie les panneaux de limitation de vitesse sont strictement décoratifs.

Mais dans le Sud tout est poussé à l’extrême.

Se faire doubler par la police locale qui roule à plus de 130 km sur une voie limitée à 90 est monnaie courante.

Se faire klaxonner parce qu’on s’est arrêté au premier feu rouge alors qu’il y en a un deuxième (rouge lui-aussi) à 200 mètres et que vous êtes la première voiture arrêtée au feu rouge… c’est habituel aussi.

Oubliée la notion de distances de sécurité, elles servent à se rabattre lorsqu’on double (de préférence sur une ligne blanche et en sommet de côte à la sortie d’un grand et méchant virage)…

Le panneau stop? Connais pas.

La priorité sur les ronds points? Sans doute un mythe.

La double, quand ce n’est pas la triple, file est érigée en mode de vie.

Bref, ça roule à fond la caisse, ça déboule de tous les côtés, ça ne respecte aucun panneau de signalisation et, ce qui, à mon sens, est le pire, chacun fait ce qu’il veut comme il le veut et au moment où il le veut. En Grèce ou en Crète la conduite est certes spéciale mais les règles sont les mêmes pour tous, l’étranger peut donc un minimum s’y retrouver.

Dans le Sud de l’Italie c’est chacun ses règles!

Vécu en 15 jours:

  • la Fiat qui double Gigi à plus de 140 km/h qu’on retrouve 20 km plus loin roulant pépère à 50 km/h (sur une voie rapide limitée à 110 hein) parce que le conducteur envoie un texto tout en engueulant sa femme assise à ses côtés.
  • la Fiat (oui encore une, la famille Agnelli c’est une affaire qui marche!) qui recule sur la voie de sortie de l’autoroute et en plein virage, avec deux enfants à bord non attachés, sous les coups de klaxon des automobilistes empruntant en marche avant ladite sortie et qui insulte les gens qui la klaxonnent
  • le panneau de signalisation indiquant que un matin par semaine il est interdit de se garer dans la rue placé à UNE SEULE extrémité de la rue et tagué en noir… Bonjour le P.V  qu’il faut aller payer à la poste locale où tu passes 2 heures et où la girafe se fait draguer par les petits vieux du village qui lui lancent l’oeil pétillant les 4 mots de français qu’ils connaissent pendant que le dinosaure essaie de convaincre l’employé qui gère son dossier de passer à la vitesse supérieure dans l’exécution de sa tâche administrative.
  • le camion qui décide de doubler le camion qui vient péniblement de le doubler alors qu’on attaque une côte…. et vlan, gros coup de frein et tout le monde passe de 110 à 40 km/h en un rien de temps
  • la voiture qui arrive au bout de la pénétrante et qui s’arrête parce qu’elle n’a pas pu sortir, faute de place, et qui soudain décide qu’elle en a assez d’attendre et donc sort sans préavis mais sans arriver à dépasser les 50km/h (toujours sur la voie rapide…)

 

Bref, le dinosaure a testé et retesté ses réflexes au volant au cours de ses vacances italiennes et la girafe a vérifié qu’elle connaissait bien toutes ses prières. On ne compte plus les fois où le dinosaure l’a retrouvée les ongles plantés dans son siège, les yeux fermés et le souffle court….

Heureusement, pour détendre tout ce petit monde, il y avait:

  • les cafés à 80 centimes sur les aires d’autoroute, et même que c’est du vrai et bon café italien (la cuillère y tient toute seule! )
  • la radio italienne… Un grand moment de fou rire journalier.

Une petite chanson italienne pour finir? Il faut bien écouter le refrain, c’est un vrai bonheur! Sourire

Sinon, y’avait aussi la pop italienne (histoire de mettre un peu plus d’ambiance dans la voiture): encore une fois c’est le refrain qui fait tout.

Clique ici  et choisis la première chanson!

Autant te dire, ami lecteur, que la girafe a beaucoup cherché des radios avec de la musique internationale et ce n’était pas plus mal, ça lui évitait de voir un certain nombre de choses sur la route!

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3 commentaires pour Conduire Gigi….

  1. Mistinguette dit :

    Ahhhhlalalala ! Quelle horreur cette chose (je parle de la chanson/vidéo) : c’est une immonde reprise d’une splendeur qui n’a rien à voir avec ce sirop, et qu’on peut écouter ici :

    J’ai aussi conduit au Brésil, en Argentine, et… au sud de l’Italie. Je préfère la Suisse !
    :o)

  2. Mistinguette dit :

    Paroles et traduction de « Cucurucucu Paloma » (à peu près…)

    Dicen que por las noches
    Ils disent qu’il passait
    Nomas se le iba en puro llorar,
    Ses nuits a pleurer
    Dicen que no comia,
    Ils disent qu’il ne mangeait pas
    Nomas se le iba en puro tomar,
    Il ne faisait que boire
    Juran que el mismo cielo
    Ils jurent que le ciel lui meme
    Se estremecia al oir su llanto ;
    Se retrecissait en ecoutant ses pleurs
    Como sufrio por ella,
    Comme il a souffert pour elle
    Que hasta en su muerte la fue llamando
    Même dans sa mort il l’appelait
    Ay, ay, ay, ay, ay, … cantaba,
    Ay, ay, ay, ay. , ay…. il chantait
    Ay, ay, ay, ay, ay, … gemia,
    Ay, ay, ay, ay, ay…il gémissait
    Ay, ay, ay, ay, ay, … cantaba,
    Ay, ay, ay, ay, ay…. il chantait
    De pasión mortal… moria
    De passion mortelle…il mourrait
    Que una paloma triste
    Qu ‘une colombe triste
    Muy de manana le va a cantar,
    Va lui chanter tôt le matin
    A la casita sola,
    A la maisonette seule
    Con sus puertitas de par en par,
    Avec ses petites portes
    Juran que esa paloma
    Ils jurent que cette colombe
    No es otra cosa mas que su alma,
    N’est rien d’autre que son âme
    Que todavia la espera
    Qui attend toujours
    A que regrese la desdichada
    Le retour de la malheureuse
    Cucurrucucu… paloma,
    Cucurrucucu…. colombe
    Cucurrucucu… no llores,
    Cucurrucucu…ne pleure pas
    Las piedras jamas, paloma
    Jamais les pierres, colombe
    ¡Que van a saber de amores !
    Que savent-elles de l’amour !
    Cucurrucucu… paloma, ya no llores
    Cucurrucucu…colombe, ne pleure plus !

  3. le dinosaure dit :

    Effectivement c’est une horreur! Contente de te retrouver sur le blog Mistinguette.

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