Fourchette et… Cartable (sac à dos, c’était déjà pris)

Tu l’auras constaté si tu nous suis depuis quelques temps, ami lecteur : il se passe toujours quelque chose à la Tanière.

C’est une opinion tellement répandue que les enseignants (ces êtres tout de lumière pourtant totalement  détachés des contingences terrestres) rendent un culte assidu à deux divinités souveraines, j’ai nommé : le café et les en-cas.  Ceci, bien sûr, dans le seul et unique but d’être mieux préparé à toute éventualité.

Ou, comme le dirait plus crument dame Papyrus, la grande prêtresse du CDI “Qu’est-ce qu’on bouffe ici !”

Et de ce point de vue-là, l’origine souvent exotique des gnous est un (délicieux) avantage.

Ahhhhhh…. L’Aïd et ses pâtisseries orientales bien pansues, croustillantes et brillantes de sucre , ornées d’un feston ajouré de pâte d’amande couleur pastel… Miam Miam ! Certaines mamans se sont forgées des réputations de cuisinières qu’elles défendent vaillamment chaque année, et quand on voit s’achever le cycle scolaire d’une fratrie, on pleure des larmes  de crocodile de miel le départ du petit dernier…

Mon dieu, la corne de gazelle me rend lyrique. C’est officiel : je suis une goinfre.

En dehors de ces considérations purement égoïstes, les habitudes alimentaires des élèves peuvent aussi être l’occasion de bonnes crises de fou-rire.

Ce fut le cas ce matin avec la 4ème chérie de la girafe.

Installés tous en rond autour de la déesse télévision, nous visionnions l’adaptation télévisuelle d’une nouvelle de Maupassant, “la Parure”, texte du XIXème siècle (oui, ENCORE) dans lequel on voit un brave bourgeois, naïf et content de soi, rentrer chez lui, après une longue journée de travail. Il est ravi de se mettre à table devant son plat préféré, lequel incarne au contraire, pour sa femme, toute la médiocrité de leur condition.

La girafe : “C’est une scène importante… Qu’est-ce qu’ils mangent ? (Et accessoirement, pourquoi en discutent-ils autant ?)”

Pénélope-Perle : ”Un curry, m’dame ! Comme celui d’ma mère !” 

Oui, parce que quand toute la famille vient du pays des maharajas, ce n’est pas si évident de reconnaitre un pot-au-feu…

A la Tanière, tout peut arriver, je vous dis ! Y compris une incursion impromptue au bout du monde…

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